En mars 2025, le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont claqué la porte de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Quelques semaines plus tôt, le British Council (anglais) annonçait pouvoir disparaître d'ici une décennie sans intervention de l'État britannique. Le Goethe-Institut (allemand) ferme ses antennes de Bordeaux, Lille, Strasbourg et Trieste. Plusieurs dizaines instituts Confucius (chinois) ont été fermés depuis 2019. Partout dans le monde, les vitrines linguistiques que les puissances avaient patiemment construites depuis la Seconde Guerre mondiale vacillent ou se replient. Pourtant, jamais autant de personnes n'ont parlé, écrit, traduit ou consommé du contenu dans tant de langues différentes. Près de 5,5 milliards d'êtres humains sont désormais connectés à internet, où l'anglais représente près de la moitié du contenu, mais où les algorithmes traduisent en temps réel dans des centaines de langues. Cette tension entre déclin institutionnel et explosion des usages trace une nouvelle géopolitique des langues, où la diplomatie culturelle perd la main face à des forces démographiques, technologiques et culturelles qu'aucune puissance ne maîtrise vraiment.
Rejoignez Athera + pour lire la suite
Accédez à des contenus exclusifs, lisez sans pub et soutenez-nous. Sans engagement, annulez à tout moment.
REJOINDRE ATHERA +Un abonnement vous permet : :
- L'accès à Hors-Champ, notre newsletter d'analyse long-format chaque weekend
- Une lecture sans publicité
- ... et vous nous soutenez !


