🇪🇺 Union européenne • Bruxelles veut désormais réduire sa dépendance énergétique aux États-Unis
L’Union européenne entend accélérer la diversification de ses approvisionnements énergétiques afin de réduire sa dépendance au gaz américain, une orientation assumée par le commissaire européen à l’Énergie Dan Jørgensen après les propos du président américain Donald Trump évoquant un possible recours à la force pour prendre le contrôle du Groenland. À Bruxelles, ces déclarations sont perçues comme un signal d’alerte majeur, dans un contexte international déjà marqué par des tensions durables et une forte instabilité stratégique.
Selon Dan Jørgensen, les dernières semaines ont mis en évidence le fait que les relations énergétiques ne peuvent plus être considérées comme protégées des chocs géopolitiques. La guerre menée par la Russie en Ukraine, la rupture progressive avec le gaz russe et la détérioration du climat politique avec Washington obligent désormais l’Union à revoir ses hypothèses de sécurité. Le commissaire souligne que l’arrivée massive du gaz naturel liquéfié américain a permis de stabiliser les marchés européens, mais qu’elle a aussi créé une nouvelle forme de dépendance.
Aujourd’hui, plus d’un quart du gaz consommé dans l’Union provient des États-Unis, contre environ 5 % il y a cinq ans. Cette évolution rapide s’explique par l’arrêt progressif des importations russes, qui doit encore s’accentuer avec l’entrée en vigueur d’une interdiction totale. Dans ce contexte, le gaz américain reste jugé indispensable à court terme pour éviter des pénuries et maintenir les équilibres industriels. Pour autant, Bruxelles craint de remplacer une vulnérabilité stratégique par une autre.
La Commission européenne indique être désormais engagée dans une recherche active de fournisseurs alternatifs. Des discussions sont en cours ou envisagées avec le Canada, le Qatar et plusieurs pays d’Afrique du Nord, dont l’Algérie. L’objectif est de répartir davantage les sources d’approvisionnement afin de limiter l’exposition à un partenaire unique, tout en conservant une capacité de négociation plus équilibrée. En parallèle, l’Union travaille à sécuriser des sources non russes de combustible nucléaire pour les États membres qui en dépendent. Politico
PUBLICITÉ
Join over 4 million Americans who start their day with 1440 – your daily digest for unbiased, fact-centric news. From politics to sports, we cover it all by analyzing over 100 sources. Our concise, 5-minute read lands in your inbox each morning at no cost. Experience news without the noise; let 1440 help you make up your own mind. Sign up now and invite your friends and family to be part of the informed.
Les clics sur les pubs aident à financer la production de notre contenu. Pour nous soutenir et lire sans aucune pub, rejoignez Athera + (moins de 0,17 € par jour).
EN BREF
🇺🇸 États-Unis • Le dollar américain est tombé à son plus bas niveau depuis quatre ans après de nouvelles déclarations de Donald Trump minimisant la chute de la devise. La monnaie a perdu 1,3 % en une séance face à un panier de devises et affiche un recul de 10 % sur un an. Les investisseurs se tournent vers l’or, le franc suisse et l’euro, sur fond d’incertitudes politiques, commerciales et monétaires aux États-Unis.
🇺🇸 États-Unis – 🇮🇷 Iran • Donald Trump a sommé l’Iran d’accepter rapidement un accord sur le nucléaire, affirmant que "le temps est compté" avant une possible attaque américaine. Washington a renforcé sa présence militaire dans le Golfe avec le porte-avions Abraham-Lincoln. Téhéran se dit ouvert à un dialogue fondé sur le respect mutuel, tout en rejetant les menaces. Les tensions bilatérales atteignent un niveau élevé.
🇺🇦 Ukraine - 🇷🇺 Russie • Une étude du Centre d’études stratégiques internationales estime que le nombre total de victimes ukrainiennes et russes pourrait approcher des deux millions au printemps 2026, incluant les morts, les blessés et les disparus. La Russie concentrerait la majorité des pertes, avec environ 1,2 millions de victimes, contre 600 000 pour l’Ukraine. En Ukraine, les pertes civiles restent lourdes, 2025 étant l’année la plus meurtrière depuis l’invasion.
🇺🇦 Ukraine • Une nouvelle nuit de frappes russes a fait trois morts en Ukraine, dont deux dans la banlieue de Kiev, selon les autorités. Plusieurs personnes ont aussi été blessées dans les régions de Dnipropetrovsk, d’Odessa, de Kryvyi Rig et de Zaporijjia. Lundi, un drone russe avait frappé un train de voyageurs près de Kharkiv, faisant cinq morts parmi plus de 200 passagers. Les bombardements ont également touché des infrastructures énergétiques.
🇬🇱 Groenland • La tension récente avec les Etats-Unis autour du Groenland constitue "un appel au réveil stratégique pour toute l’Europe", selon Emmanuel Macron, qui a reçu à Paris les dirigeants danois et groenlandais. Le président français a plaidé pour une affirmation de la souveraineté européenne, un engagement accru de l’OTAN dans l’Arctique et la lutte contre les ingérences. Le Danemark et le Groenland ont rappelé que la souveraineté restait une ligne rouge.
🇻🇪 Venezuela • Les États-Unis ont commencé à débloquer des fonds vénézuéliens gelés par des sanctions internationales en vigueur depuis 2019, selon la présidente par intérim Delcy Rodriguez. Ces ressources doivent notamment servir à l’achat de matériel hospitalier. Aucun montant n’a été précisé. Des accords ont été conclus avec Washington après la capture de Nicolas Maduro début janvier.
🇱🇾 Libye • Le camp du maréchal Khalifa Haftar a ordonné le déploiement d’unités de l’ANL vers la frontière avec le Soudan, depuis la base d’al-Koufra, officiellement pour une mission non précisée. L’Égypte et l’Arabie saoudite accentuent la pression pour mettre fin au soutien logistique aux Forces de soutien rapide soudanaises. Le Caire a récemment frappé un convoi venu de Libye et menace de revoir son alliance avec Haftar.
🇬🇧 Royaume-Uni • Le Premier ministre Keir Starmer est arrivé à Pékin pour une visite officielle, la première d’un chef de gouvernement britannique en Chine depuis 2018. Il doit rencontrer le président Xi Jinping, puis s’entretenir avec le Premier ministre Li Qiang. Londres veut relancer les relations bilatérales, en mettant en avant le commerce, les investissements et la sécurité nationale, tout en assumant la gestion des différends politiques.
🇮🇷 Iran • Les autorités iraniennes ont partiellement assoupli le blocage de l’internet imposé depuis le 8 janvier, avec un retour inégal de la connectivité selon les régions. Des données montrent un trafic remonté jusqu’à environ 60 % des niveaux antérieurs, marqué par de fortes variations. Certains services comme Google ou Telegram sont accessibles de manière instable, tandis que de nombreuses plateformes restent bloquées.
Les clics sur les pubs aident à financer la production de notre contenu. Athera + c’est sans engagement, et sans publicité !

GAGNEZ DES RÉCOMPENSES QUAND VOS AMIS S’ABONNENT
Vous avez parrainé {{rp_num_referrals}} abonnés. Dans {{rp_num_referrals_until_next_milestone}} abonnés parrainés, vous gagnez {{rp_next_milestone_name}}.




