Le 28 février 2026, des frappes conjointes israélo-américaines ont frappé Téhéran et plusieurs villes iraniennes, emportant avec elles l'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique depuis 37 ans. L'annonce de sa mort a plongé l'Iran et l'ensemble du Moyen-Orient dans l’incertitude. Des scènes inédites ont alors émergé : des étudiantes de Téhéran scandant « Mort au Velayat », des commerces fermés en signe de grève générale, des habitants criant leur soulagement depuis les fenêtres de leurs appartements. Ailleurs dans le monde, des diplomates s'interrogeaient fébrilement sur l'identité du prochain maître de Téhéran et sur la solidité d'un régime qui, depuis 47 ans, avait su traverser guerres, sanctions, soulèvements et trahisons.
Cette sidération collective révèle à quel point la République islamique d'Iran demeure une construction politique mal comprise. On la réduit souvent à la figure tutélaire du Guide suprême ou aux provocations de sa diplomatie nucléaire. Or le régime fondé par l'ayatollah Khomeini en 1979 est une architecture sophistiquée, délibérément complexe, pensée pour durer au-delà de n'importe quel homme. Un système qui mêle théocratie et apparence démocratique, institutions élues et structures non élues prépondérantes, armée nationale et garde prétorienne idéologique. Un régime qui s'est construit sur une tension fondatrice et qui a survécu en exploitant savamment cette ambiguïté.
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