Quand des frappes américano-israéliennes touchent l'Iran le 28 février 2026, déclenchant un conflit qui paralyse en quelques jours le détroit d'Ormuz, 30 % des engrais mondiaux, 20 % du gaz naturel liquéfié et 5 % des céréales qui transitent par cette artère stratégique sont perturbés. En trois semaines, le prix du gaz naturel liquéfié bondit de 35 %, celui de l'urée du Moyen-Orient de 70 % selon Argus Media, et le baril de Brent franchit les 115 dollars. 5 000 kilomètres plus loin, dans le port d'Odessa, des missiles russes continuent de viser des cargos céréaliers. Pendant ce temps, Pékin a cessé d'acheter du soja américain pour le redistribuer vers le Brésil et l'Argentine. Près de 720 millions de personnes ont souffert de la faim en 2024 selon la FAO, et plus de 307 millions vivent en Afrique. Dans ce monde fragmenté, l'agriculture n'est plus seulement un secteur économique : elle est redevenue un instrument de puissance, capable de fragiliser des régimes, de construire des alliances et de redéfinir les souverainetés.
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